Deux requêtes qui ne viennent pas d'humains
La première empile des opérateurs d'exclusion de sites. Personne ne tape cela dans une barre de recherche. La seconde contient un gabarit de variable, du genre {{brand}}, resté tel quel : un modèle de requête envoyé sans avoir été rempli.
Les deux ont la même origine probable : des outils de suivi de visibilité qui interrogent Google en boucle pour savoir qui est cité et où. Ils passent par la recherche, et la recherche nous les rapporte.
Ce que ça dit, et ce que ça ne dit pas
Ce que ça dit : ces outils travaillent en interrogeant le moteur, pas en observant l'éditeur du moteur. Leur mesure est une mesure indirecte, et elle laisse une trace chez ceux qu'elle mesure.
Ce que ça ne dit pas : quel outil, pour quel client, à quelle fréquence. Nous n'avons pas de quoi remonter, et nous ne l'inventerons pas. Deux requêtes sur vingt, sur un site ouvert depuis deux semaines, ne font pas une étude.
Le privilège est celui du petit site : à vingt requêtes, l'anomalie saute aux yeux. À vingt mille, elle se noie.
Puis nous avons vérifié le reste, et c'était moins confortable
Le même réflexe appliqué au reste du site a trouvé plus gênant qu'une curiosité.
Une page publiée portait des données que nous nous étions interdit de publier. Nous avions bloqué sa publication dans un article deux jours plus tôt, sans vérifier si elle était déjà en ligne ailleurs. Elle l'était. Corrigé le 10 août.
Leçon : une interdiction de publier se double d'une recherche de ce qui est déjà publié.
Google a choisi une adresse contre la nôtre
Notre rapport signalait une page en double. Nous déclarions journal/index.html comme adresse de référence, Google avait retenu journal/. Nous avons cherché l'erreur dans notre configuration, et nous en avons d'abord tiré une conclusion fausse, faute d'avoir relevé un code de statut au lieu de lire une barre d'adresse.
Vérification faite : notre règle fonctionnait, et Google avait tout de même choisi l'autre forme. Nous nous sommes alignés sur son choix. Une redirection qui pointait dans un sens pointe maintenant dans l'autre.
Onze demandes, et un plafond qui n'était pas celui qu'on croyait
Nous soumettions les pages à l'indexation en supposant un plafond d'environ dix par jour. Le 10 août, la onzième est passée, la douzième a été refusée. Le plafond réel est plus haut que ce que nous avions écrit trois jours plus tôt, sur la foi d'une source et non d'une mesure.
Le trafic est retombé à zéro
Notre analyse d'audience donne quatre-vingt-dix sessions depuis l'ouverture, et aucune session organique. Le 9 août, zéro visite. Le trafic suit exactement le rythme des publications sociales, qui se sont arrêtées le 7.
C'est le constat le plus utile de la quinzaine, et le moins agréable : tant que la recherche n'apporte rien, le site ne reçoit que ce qu'un canal social lui envoie le jour même.
Ce que nous retenons
Lire ses propres traces vaut mieux que lire un tableau de bord. Les deux requêtes non humaines, la page publiée par erreur, l'adresse choisie par Google et le plafond mal estimé ont tous été trouvés en regardant les données ligne à ligne, pas en consultant un score.
Trois de ces quatre trouvailles corrigent quelque chose que nous avions nous-mêmes écrit.
MarkenTIQ · 10 août 2026