GEO · 5 min de lecture

« 93 % de vos acheteurs seraient invisibles » : que faire des chiffres chocs sur le GEO et le dark funnel ?

Vous les avez forcément croisés : « 93 % des sessions de recherche IA se terminent sans visite de site », « plus de la moitié du parcours d'achat est devenue invisible ». Ces chiffres circulent partout, avec un point commun : on ne sait presque jamais d'où ils sortent. Le phénomène qu'ils décrivent est pourtant réel. Entre les deux, il y a exactement la place d'une méthode.

Illustration de l'article : les chiffres chocs du GEO et du dark funnel

Le fond est vrai : une partie du parcours vous échappe

Le « dark funnel », c'est la part du parcours d'achat que vos outils d'analytics ne voient pas : recommandations privées, communautés professionnelles, contenus consultés sans clic, et désormais les réponses des assistants IA. Quand un directeur marketing demande à ChatGPT, à Claude ou à Vibe « quelles agences connaissez-vous pour tel besoin ? », il obtient une réponse construite, avec des noms. S'il contacte l'un de ces noms, aucune ligne de votre analytics ne racontera cette histoire.

C'est le terrain du GEO (Generative Engine Optimization) : faire en sorte que votre marque soit trouvée, comprise et correctement représentée dans les réponses des IA génératives. Le sujet est sérieux, et il mérite mieux que des slogans.

Le problème : des moyennes spectaculaires et invérifiables

Les pourcentages chocs posent trois problèmes. Ils sont rarement sourcés : un chiffre sans méthodologie, sans période, sans périmètre n'est pas une donnée, c'est un argument commercial. Quand une étude existe quelque part, il s'agit de moyennes globales, souvent américaines, où B2C et B2B se mélangent : votre marché, vos requêtes, vos concurrents n'y figurent pas. Et surtout, ces chiffres poussent à une conclusion d'urgence (« vous êtes invisible, agissez ») sans jamais dire où vous en êtes, vous, réellement.

La peur est un mauvais point de départ pour allouer un budget. La mesure en est un bon.

Ce qui se mesure réellement, requête par requête

Contrairement à ce que le mot « dark » suggère, une grande partie de cette visibilité s'observe très concrètement.

La part de voix dans les réponses. Un panel de requêtes représentatives de votre marché (8 à 12 pour un premier auto-audit, 28 dans notre pack GEO ; catégorie, comparaison, cas d'usage, marque), exécutées à l'identique sur plusieurs moteurs : ChatGPT, Claude, Vibe, Gemini, Perplexity. Pour chaque réponse : votre marque est-elle citée, bien décrite, recommandée ? Et vos concurrents ?

Les sources de chaque moteur. Chaque moteur a ses habitudes : certains puisent dans les annuaires professionnels, d'autres dans la presse spécialisée, les organismes de référence, les registres d'entreprises ou les plateformes d'avis. Savoir qui cite quoi vous dit exactement où travailler votre présence.

L'exactitude. Ce que les IA disent de vous est-il juste ? Chaque inexactitude a une source identifiable, sur votre site ou sur un profil tiers obsolète, et donc un correctif.

Les retombées observables. Le trafic référé par les domaines des assistants dans votre analytics, le champ « comment nous avez-vous connus ? » de vos formulaires, l'évolution des recherches sur votre nom de marque. Aucun de ces signaux ne couvre tout ; ensemble, ils dessinent une image honnête.

Encadré pratique · les trois questions à poser à un chiffre choc
  • Quelle est la source, avec quelle méthodologie publiée ?
  • Quel est le périmètre : marché, langue, période, B2B ou B2C ?
  • Qu'est-ce que ce chiffre dit de ma situation à moi ?

Si la réponse aux trois est « on ne sait pas », vous tenez un argument de vente, pas une donnée.

Un protocole reproductible plutôt qu'un slogan

La différence entre une mesure et une anecdote, c'est la reproductibilité. Notre protocole impose les mêmes règles à chaque passage : mêmes requêtes, formulées à l'identique ; une conversation vierge par requête, pour que l'historique ne contamine pas les réponses ; des relevés datés, moteur par moteur, avec les sources citées ; puis une nouvelle passe à intervalle fixe, dans les mêmes conditions, pour mesurer des évolutions et non des impressions.

Ce qu'il produit n'a rien de spectaculaire, et c'est sa force : une baseline chiffrée de votre visibilité réelle, un diagnostic des causes (contenu non extractible, profils tiers obsolètes, absence des sources que les moteurs citent), et un plan d'action court dont les effets se relisent à la passe suivante. Là où le discours du dark funnel dit « vous êtes probablement invisible », la mesure dit « voici où vous êtes cité, où vous ne l'êtes pas, pourquoi, et ce qui a bougé depuis la dernière fois ».

Ce qu'il faut retenir

La visibilité dans les réponses des IA se mesure, requête par requête, moteur par moteur, à conditions constantes. C'est un travail modeste et répétable. C'est aussi le seul qui permette de décider quoi faire, et de vérifier que cela a servi.

Pour le faire vous-même, le pack GEO contient la méthode complète : panel de prompts, grille de relevés, boucle 30 à 45 jours. Le pas à pas détaillé et un exemple de rapport réalisé sur une entreprise fictive sont publiés dans la méthode « Mesurer sa visibilité dans les réponses des IA », en accès libre.

Cette page vous a servi ? Partagez-la sur LinkedIn.

MarkenTIQ

Échanger · la newsletter

Recevez les prochains articles et les annonces.

Laissez votre email : vous recevez les nouveaux articles et les annonces des prochains packs et méthodes, rien d'autre.

En vous inscrivant, vous recevez la newsletter MarkenTIQ : articles, packs de méthode, retours de terrain. Désinscription en un clic. Données traitées via Brevo.