Pourquoi construire en public
Ce site défend une idée simple : une méthode ne vaut que si on peut la juger sur pièce. Nos packs de méthode (des kits que votre assistant IA sait exécuter) sont publiés intégralement, en accès libre. Le journal applique la même logique au site lui-même : il documente l'espace de ressources en train de se construire, choix d'outils, arbitrages et mesures inclus.
Ce que nous recommandons dans nos ressources (mesurer avant d'agir, documenter les décisions, corriger vite, ne rien affirmer qu'on ne contrôle pas), nous nous l'appliquons d'abord à nous-mêmes, en public. MarkenTIQ est son propre premier cas d'usage. Et si vous construisez votre propre dispositif marketing, chaque épisode devrait vous épargner au moins une erreur.
Trois semaines, quatre chantiers
Le nom et la marque
Premier constat, sans surprise : les .com courts autour de « marketing » et « automation » sont pris depuis longtemps. Plutôt que de payer un nom d'occasion ou d'empiler les tirets, nous avons construit le nôtre : MarkenTIQ, qui dit le métier (le marketing) et se termine comme « automatique ». Le .com était libre : markentiq.com est le domaine principal, markentiq.fr redirige vers lui. Coût du chantier nom : deux noms de domaine et quelques soirées de listes barrées.
Le site : statique, volontairement
Le site est un site statique : des pages HTML et une feuille de style, hébergées sur un serveur mutualisé OVHcloud, en France. Pas de base de données, pas de CMS, pas de plugins à mettre à jour. Ce choix a fait sourire deux personnes de notre entourage ; il est pourtant réfléchi. Un CMS se justifie quand une équipe publie sans savoir coder ; ici, l'outil de production écrit le HTML directement. En échange, nous obtenons des pages qui se chargent vite, une surface d'attaque quasi nulle, un coût d'hébergement de quelques euros par mois, et un contenu entièrement lisible par les moteurs de recherche comme par les moteurs IA, sans couche technique entre le texte et eux. Pour un site dont le métier est d'être lu, c'est difficile à battre.
Le positionnement, produit avec notre propre pack
Nous partageons de la méthode ; la moindre des choses était de nous l'appliquer. Le positionnement de MarkenTIQ a été produit avec notre Pack Positioning & Business Story, exactement comme le ferait n'importe quel utilisateur du pack : deux bases de connaissance (le projet, l'environnement concurrentiel), puis le document de référence en 14 sections (cibles, irritants, preuves, messaging, objections), avec checklist qualité et vérification adversariale. C'était la troisième exécution complète du pack, et la plus instructive : rien ne teste une méthode comme de se la faire subir.
Nous avons ensuite fait passer le site au crible de deux tests utilisateurs incarnés. « Claire », directrice marketing fictive d'un éditeur B2B de 80 personnes, construite pour lire nos pages avec les critères d'une lectrice exigeante qui ne croit plus les beaux discours. Puis un second regard, très différent : le dirigeant fictif d'un hébergeur spécialisé en IA, profil technique et pressé, qui lit en diagonale et juge sur la crédibilité. Deux personas de papier qui trouvent de vrais défauts : le dogfooding a payé dès la première passe, et plusieurs corrections ci-dessous viennent d'eux.
Les packs : deux publiés, deux en préparation
À la date de ce premier épisode, deux packs de méthode sont publiés en accès libre : le pack GEO (le Generative Engine Optimization : rendre une marque visible et correctement citée dans les réponses des IA) et le pack Positioning & Business Story, celui-là même qui a produit notre positionnement. Deux autres sont en préparation : un pack de Skills SEO avec son orchestrateur, et un pack de Skills marketing couvrant l'entonnoir. Une Skill, pour le dire simplement : un mode d'emploi que votre IA exécute seule, comme préparer une fiche concurrent complète en vingt minutes.
Les packs sont gratuits et livrés en intégralité, méthode comprise. Juger sur pièce, concrètement : lire le contenu fichier par fichier, le faire tourner avec votre propre assistant (Claude, ChatGPT ou Vibe), comparer ce qu'il produit chez vous avec ce que nous en montrons, et ne garder que ce qui vous sert. Rien n'est à croire sur parole.
Note de publication : depuis la rédaction de cet épisode, les deux packs en préparation ont été publiés. Le catalogue complet est sur la page Ressources.
Ce que nous avons raté, puis corrigé
Trois corrections méritent d'être racontées, parce qu'elles ont toutes le même moteur : une relecture honnête a battu une bonne intention.
Le mot « Skills », incompris. Lors du test utilisateur, notre lectrice fictive a buté sur le mot : jargon de praticien, opaque pour qui découvre. Nous avons gardé le terme, mais avec une règle d'écriture désormais systématique : à chaque première occurrence, un exemple concret l'accompagne. Si un mot du site a besoin d'un dictionnaire, c'est au site de le fournir.
Les sigles, définis partout. Même traitement pour le GEO et les LLM (les grands modèles de langage, ceux qui font tourner ChatGPT, Claude ou Vibe) : chaque support les définit à leur première apparition. Un espace de ressources qui suppose le vocabulaire acquis exclut précisément les lecteurs qu'il veut servir.
Les repères, ramenés au vérifiable. Une première version affichait des chiffres de parcours invérifiables pour le lecteur. Ils ont été retirés : le site ne met en avant que ce qui se juge sur pièce, à commencer par les packs eux-mêmes. Montrer plutôt qu'affirmer, c'est la ligne, et elle vaut aussi pour nous.
Les mesures de départ : le point zéro, assumé
Un journal qui promet des mesures doit commencer par les siennes. Les voici, datées de juillet 2026, avant mise en ligne du site.
- Trafic du site : 0 visiteur. Le site n'est pas en ligne ; il partira avec ses articles publiés et ce journal démarré.
- Base email : 0 inscrit. Les formulaires existent, le premier envoi n'a pas eu lieu.
- Visibilité IA : 0 citation. Nous avons appliqué notre propre panel de prompts aux LLM : aucune réponse ne cite MarkenTIQ, ni sur ChatGPT, ni sur Claude, ni sur Vibe. Logique, pour un site sans empreinte web.
Ces trois zéros sont notre mesure de départ, relevée avec la méthode publiée dans nos packs. Ils seront resuivis à l'identique dans les prochains épisodes : même panel, mêmes moteurs, même grille. Un espace de ressources sur la visibilité IA qui n'existe pas encore dans les IA, cela s'appelle un point de départ. Ne pas le mesurer, cela s'appellerait autrement.
Au prochain épisode
Le prochain numéro couvrira la mise en ligne du site et ce qui suit : les premiers relevés de trafic et de visibilité IA face au point zéro ci-dessus, et les choix d'outillage du dispositif (email, mesure, consentement). Pas de date promise : ce journal documente ce qui est fait, il n'annonce pas ce qui devrait l'être. C'est toute la différence que nous essayons d'installer.
D'ici là, la méthode est en accès libre dans nos ressources : lisez, testez, jugez sur pièce.
MarkenTIQ · août 2026