Un même dossier GEO, deux exécutions, et deux contrôles ajoutés à la méthode
En septembre, nous avons appliqué la méthode de Baudouin Demanche à notre propre dossier GEO : un relevé de la façon dont neuf surfaces d'IA, dont ChatGPT, Claude et Vibe, citent MarkenTIQ, et le rapport que nous en avions tiré. Notre exécution a buté sur deux limites de la méthode. Baudouin Demanche l'a corrigée, l'a éprouvée à part, puis l'a rejouée sur le même dossier sans rouvrir notre exécution. Cette page met les deux exécutions côte à côte.
Cette page est écrite par MarkenTIQ. L'exécution en version 0.2.2 est celle de Baudouin Demanche (baudouindemanche.com · LinkedIn), reprise sur le fond sans retouche ; la nôtre, en version 0.2.1, date du 23/09/2026. Le résultat de la méthode sur un autre cas, le bilan d'un test publicitaire, est dans le compte rendu de la page méthode.
Il montre une méthode mise à l'épreuve sur un cas réel, corrigée, puis rejouée sur le même terrain : les deux contrôles ajoutés changent la lecture du même dossier. Il ne tranche pas laquelle des deux exécutions a raison sur le GEO de MarkenTIQ : elles ne posent pas toutes les mêmes questions. Et un seul dossier ne dit pas que la version corrigée vaut pour tous les cas.
D'où viennent les faits cités.
Le dossier transmis à Baudouin Demanche le 23/09 contenait le rapport GEO en version 12, les 273 observations du relevé des 22 et 23/09 avec leurs réponses intégrales, les versions antérieures du rapport et les relevés d'août. Une observation, c'est la réponse d'une IA à une question du relevé. Les neuf surfaces : ChatGPT, Claude, Vibe, Perplexity, Gemini, Copilot, Grok, Google Mode IA et Google Aperçus IA.
Les chiffres cités sur cette page ont été recalculés avec les règles de codage de la version 13 du rapport, le 01/10/2026, postérieure à notre exécution et à la version du rapport qu'il a lue. Aucun fait cité par son exécution ne change. Deux faits de la nôtre changent : ils sont signalés à leur place.
Les identifiants d'observation, les noms des pages tierces et des personnes cités par les réponses ne sont pas repris : ils renvoient à un fichier non publié, ou à des tiers qui n'ont rien demandé.
Le rapport de septembre, en quatre idées.
La couche technique du site était assainie. Le site était « parfaitement lu » et décrit avec justesse dès qu'une surface l'atteignait : l'effort devait donc se porter hors du site. La première cible hors du site était une liste de sept comparatifs d'outils de visibilité IA. Et deux formules résumaient le tout : « quand on nous nomme, on nous cite ; quand on ne nous nomme pas, on n'existe pas », et « quand une surface cherche sur le web, elle nous trouve et elle est exacte ; quand elle ne cherche pas, elle fabrique ».
C'est le matériau type de la méthode : une synthèse propre, posée sur 273 réponses hétérogènes.
Les deux lectures, côte à côte.
| Sujet | MarkenTIQ, version 0.2.1 (23/09) | Baudouin Demanche, version 0.2.2 |
|---|---|---|
| L'effort sur le site | Une décision, arrêter d'investir dans le site : Réviser | Deux décisions. La couche technique : Borner. Le contenu du site : Réviser |
| Les sept comparatifs d'outils | En faire la première cible : Réviser | En faire la première cible : Réviser |
| Le nom MarkenTIQ | Garder le nom tel quel : Suspendre, trois mesures manquent | Traiter la résolution du nom comme un chantier distinct : Réviser |
| La publication du relevé | Une décision, publier le relevé comme preuve : Réviser | Deux formules du rapport, chacune : Réviser |
| Nombre de décisions | Quatre, choisies par nous avant la lecture | Six, dont deux ajoutées par la vérification de départ |
| Lecture | Intégrale : 273 réponses, douze versions du rapport | Ciblée : rapport, remesure, puis les observations capables de faire tomber chaque décision |
Nous avions choisi nos quatre décisions seuls, avant la lecture. Baudouin a choisi les siennes de son côté, et la vérification de départ de la version 0.2.2 en a ajouté deux : le contenu du site, parce que son omission pouvait déplacer à tort tout l'effort hors du site ; la résolution du nom, parce que le nom, le domaine et une description de l'activité ouvrent des chemins différents.
Trois constats communs.
- Le site reste un chantier. Les deux exécutions refusent de sortir le site des priorités. La nôtre, parce que des surfaces qui ont lu le site le décrivent de travers. La sienne, parce que le site est la source principale quand on nous cite, ce qui ne prouve pas que sa lecture soit juste.
- Les sept comparatifs ne sont pas une liste d'entrée automatique. Ces pages classent des logiciels, et plusieurs surfaces nous requalifient déjà en outil ou en plateforme, alors que MarkenTIQ publie des méthodes et ne vend pas de logiciel.
- Les formules du rapport ne se publient pas telles quelles. Chercher sur le web ne garantit ni de nous trouver ni d'être exact, et le nom n'est pas la seule porte d'accès à la marque.
Deux découpages du même dossier.
Le site. Nous avions posé une seule décision : arrêter ou non d'investir dans le site. Réviser, pour un mélange de raisons : les descriptions de travers, et une cause d'indexation écartée pour Google seulement. Baudouin sépare deux décisions : la couche technique, Borner (pas de nouveau chantier général, des contrôles ciblés), et le contenu, Réviser (rendre plus lisibles l'offre et les pages décisives). Son découpage empêche de confondre un site accessible et un site bien compris.
Le nom. Nous demandions s'il fallait garder le nom MarkenTIQ : Suspendre, faute de trois mesures jamais jouées. Il demande s'il faut traiter la résolution du nom comme un chantier distinct, avec sa propre mesure (le nom seul mène-t-il à la bonne entité ?) : Réviser. Les deux questions diffèrent, et les deux verdicts se tiennent ensemble.
La publication. Nous avions une décision, publier ou non le relevé comme preuve : Réviser, avec un recodage préalable. Il traite séparément les deux formules du rapport et propose pour chacune une version publiable bornée. La première devient une lecture à trois portes : la catégorie générique, faible ; une description de l'activité, qui peut retrouver la marque ; le nom seul, encore fragile. La seconde devient : la recherche est fortement associée aux citations correctes dans ce relevé, sans suffire à atteindre le bon domaine ni garantir l'exactitude.
La profondeur de lecture. Nous avions tout lu : les 273 réponses intégrales et les douze versions du rapport. Il a lu le rapport, la remesure technique et le relevé de la Search Console, puis seulement les observations capables de faire tomber chacune de ses décisions. Notre lecture : sur le site et sur les formules publiques, sa lecture ciblée retrouve l'essentiel de ce que la nôtre avait trouvé en lisant tout.
Deux contrôles, nés de deux limites.
Baudouin Demanche le résume dans sa note comparative : la version 0.2.1 savait protéger une décision une fois posée, sans vérifier qu'une décision déterminante manquait ; et une synthèse pouvait être assez compressée pour masquer une résistance présente dans la matière primaire. Notre exécution du 23/09 avait buté sur ces deux points. Il a ajouté un contrôle pour chacun, sans toucher aux quatre familles de résistance ni aux quatre verdicts.
La couverture des décisions, l'étape 00. Sur notre dossier, la lecture intégrale avait fait sortir cinq décisions que personne n'avait soumises, et la version 0.2.1 n'avait pas d'étape pour les faire entrer. Il en a fait une passe unique et bornée : une décision n'entre que si son absence peut changer la direction, l'action, le périmètre, la confiance ou le risque. La borne évite que la vérification tourne à l'inventaire de toutes les décisions possibles.
La profondeur de source, l'étape 04. Sur notre dossier, une première passe faite sur le seul rapport final rendait deux décisions en Borner ; sur les 273 réponses intégrales, elles passaient en Réviser. Il en a tiré une règle exécutable : descendre sous la synthèse quand une raison plausible le justifie, jusqu'à la profondeur minimale qui protège la décision, et déclarer le niveau lu.
Il a éprouvé la version corrigée à part, notamment en comparant une lecture du rapport seul à une lecture de la matière primaire. Puis il a rejoué le même dossier, et a figé son exécution avant de rouvrir la nôtre. C'est la seconde moitié de l'épreuve : les deux ajouts changent la lecture du même terrain. La couverture des décisions fait entrer le contenu du site et la résolution du nom. La profondeur de source fait tomber l'affirmation du rapport sur le site « parfaitement lu ».
Les faits, recalculés sur le codage v13.
- Le site porte les citations. markentiq.com figure dans les sources de 70 des 79 observations où MarkenTIQ est cité. Cela fait du site la source principale. Cela ne prouve pas que sa lecture soit toujours juste.
- Des réponses citent le site et nous décrivent de travers. Gemini nous présente comme une plateforme éditoriale et ne voit pas le Pack GEO, qui répond pourtant à la question posée. Une autre de ses réponses croise les sources et invente un sigle. Vibe nous requalifie en plateforme « open source ». Google Mode IA écrit « open source » dans cinq réponses et « sans inscription » dans trois, alors qu'une adresse e-mail est demandée pour recevoir un pack.
- Le nom. Sur les questions qui nomment la marque, avec recherche, il se résout sur Google Mode IA (12 sur 12), Perplexity (13 sur 14), ChatGPT et Gemini (12 sur 14), et sur Vibe quand elle cherche. Il échoue, en tout ou en partie, sur Claude, Grok, Copilot et Google Aperçus IA, qui le réécrit « MarkeTING » dans six réponses. Corrigé : notre exécution du 23/09 en comptait trois.
- Trois portes d'accès. Dans des questions posées en dehors de la liste fixe du relevé, le nom seul échoue puis le domaine réussit aussitôt, sur la même surface. Et une description de l'activité, sans le nom, suffit à Claude et à Copilot pour retrouver MarkenTIQ.
- Chercher ne suffit pas. Sur les questions qui nomment la marque, 36 des 106 observations avec recherche web ne nous citent pas. Grok a cherché sur 12 de ses 14 questions de marque, Claude sur 4, sans nous citer. Deux réponses inventent malgré la recherche, une troisième réécrit le nom. Corrigé : notre exécution comptait trois inventions ; le codage v13 range la troisième parmi les noms réécrits.
- La couche technique. La remesure du 22/09 trouve les 14 pages testées accessibles, avec un refus temporaire (code 429, « trop de requêtes ») pour trois robots au premier passage, sous rafale. D'où la borne : pas de chantier technique général, des contrôles ciblés.
Le codage, le rapport et le nom.
- Le codage, refait. Notre dernière décision du 23/09 demandait de recoder avant de publier. C'est la version 13 du rapport, le 01/10/2026, avec sept règles de codage : les refus motivés de Grok, codés « absente », deviennent « inconnue déclarée » ; les recommandations adressées à des marques inventées ne comptent plus comme recommandations.
- Le rapport, corrigé. L'affirmation du site « parfaitement lu » est retirée de la version 13, qui précise que le site n'est pas un chantier clos. Les deux exécutions arrivent à ce constat : la nôtre le 23/09, celle de Baudouin Demanche sur la version 12 qu'il avait reçue, par un autre chemin.
- Le nom, à mesurer. Les trois mesures qui manquaient à notre verdict Suspendre (deux questions de contrôle du nom, le test « nom seul, puis domaine » dans une conversation neuve, le même test sur une marque témoin) sont prévues dans le prochain relevé, fin octobre.
Les limites de cet exemple.
Un seul dossier, le nôtre. Les deux exécutions portent sur la même matière. Un autre dossier pourrait faire apparaître d'autres limites.
Deux profondeurs de lecture. Nous avons tout lu, Baudouin a lu de façon ciblée. Une partie des écarts tient peut-être à cela, et l'exemple ne permet pas de séparer cet effet de celui de la version.
Des décisions différentes. Les deux exécutions ne posent pas toutes les mêmes questions. Comparer leurs verdicts ligne à ligne n'a de sens que là où les décisions se recouvrent.
Des chiffres datés. Ce sont ceux du relevé des 22 et 23/09, sur neuf surfaces et un panel de questions donné. Ils ne disent rien de l'évolution depuis.
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La même méthode, sur vos propres décisions.
La page méthode détaille les huit étapes, de la vérification de départ au verdict, avec ce qu'on vérifie et le piège de chacune, les garde-fous, la checklist, et le compte rendu de notre exécution sur un autre cas.
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